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Bermont : pilier d'un projet pastoral Le 26 juin dernier, monseigneur Claude Schockert rassemblait à Bermont, dans un souci de communion diocésaine, l'ensemble des conseils diocésains pour la présentation du projet de Bermont (Conseils diocésains de pastoral, des Doyens, Conseil presbytéral, Conseil économique et Collèges des consulteurs) . Ces conseils ont donc accueilli favorablement le projet tant au niveau de sa faisabilité économique que pour sa signification pastorale. C'est l'association ECTI (réseau de professionnels seniors bénévoles) qui accompagne pour l'instant le diocèse dans la réalisation de son projet qui devrait prendre forme d'ici Noël. Voici, entre temps, l'exposition du projet faite par monseigneur Schockert :
La " revitalisation " a pour but de nous situer ensemble dans une perspective de communion et de mission.
Au niveau local : Assez rapidement, la question de l'immobilier nous a paru importante et à prendre sérieusement en considération. Une évaluation des locaux dont nous disposions par ensembles de paroisses ou doyenné a été réalisée par la commission de l'immobilier ; les locaux étaient répertoriés selon trois catégories : salles paroissiales, presbytères, églises, selon qu'elles appartenaient à la commune, à la paroisse ou à une association paroissiale. Cette évaluation a été présentée au conseil presbytéral et au conseil diocésain de pastorale entre autres lieux. afin de nous aider à prendre conscience de ce dont nous disposons et de vérifier si cet ensemble immobilier correspondait bien encore aujourd'hui aux besoins de la mission. Il a été souhaité qu'une telle évaluation soit faite au niveau de chaque ensemble de paroisses et doyenné et que de cette réflexion, des projets puissent voir le jour : dans quel état sont les bâtiments dont nous disposons ? De quoi avons-nous besoin pour accomplir la mission aujourd'hui et demain ? Quel lieu signe, au centre de notre dispositif pastoral, peut-on envisager ? Et l'on a pu dire à qui voulait l'entendre qu'au niveau d'un ensemble de paroisses ou d'un doyenné, il valait mieux vendre deux ou trois salles et en construire une nouvelle plus adaptée aux besoins de la mission. parce que mieux située et plus "significative " de la présence de l'Eglise en ce lieu. Cette évaluation de l'immobilier ne fait que commencer.
Au niveau du diocèse. En privilégiant la " proximité " au niveau local, il nous faut en même temps redonner du sens au niveau du diocèse. Le diocèse est une communion de communautés au service de la mission. La communauté diocésaine doit y retrouver toute sa force et sa capacité à la signifier dans un lieu qui fasse " signe ". Le travail et la réflexion du synode " Eglise-Avenir " ont porté leurs fruits au service la communion. Or, les conditions de cette communion ecclésiale continuent d'évoluer et risquent d'être de plus en plus difficiles. Cela a des incidences sur l'aménagement de l'immobilier diocésain. C'est ainsi que la maison des ouvres, faubourg de Montbéliard est appelé à abriter les services diocésains et la maison paroissiale de Ste Jeanne Antide, les mouvements. Depuis deux ans, j'ai parlé à qui voulait l'entendre. de " Bermont ". L' expérience vécue de ces quatre années au service du diocèse m'ont manifesté les réelles difficultés qu'il y a à ne pas avoir de lieu diocésain identifié, comme il en existe dans la majorité des autres diocèses : évêché à grande capacité d'accueil, maison diocésaine ou centre diocésain regroupant mouvements, services diocésains et services administratifs. Il ne s'agit pas de rêver mais de partir de la situation originale qui est la nôtre et d'envisager le possible.
Ce possible, c'est quoi ? Un lieu qui puisse répondre à trois objectifs : Le premier est fortement symbolique (au sens fort du terme : sacramentel)
Au dire des hommes politiques rencontrés, l'Eglise est la seule grande institution qui ait, si l'on peut dire, tiré les leçons de l'existence de cette zone de " vécu " très homogène, ce bassin d'emplois et d'activités économiques très marqué, représentés par ce " losange " dont les quatre pointes sont formées de Giromagny au Nord, Pont de Roide au Sud, Delle à l'Est et Héricourt à l'Ouest. Le bon sens, en même temps que la géographie, commande de s'implanter au centre de ce losange.à tout le monde, du reste.(cf les informations d'hier au soir au sujet d'un troisième hôpital. à Sévenans). Ce choix revêtirait du sens au regard du carrefour local et national que représente le secteur : liaison autoroutière Nord-Sud, prochaine liaison rapide ferroviaire Est-Ouest. Des activités économiques s'y développeront de plus en plus. Dans l'avenir, cette zone sera très active. Un lieu de rassemblement pastoral et administratif pour l'Evêché y serait tout indiqué. C'est un choix qui doit s'apprécier surtout dans le long terme. Comme nous sommes entrés dans une civilisation de la mobilité, il importerait pour l'Eglise, pour l'Evêché, de ne pas être en reste face à ces nouvelles configurations, et de pouvoir jouer un rôle, rayonner au cour de ce qui sera, à long terme, une zone jeune, moderne et active.
L'évêque n'est pas seulement l'évêque des catholiques rassemblés. Il est l'évêque de tous sur un diocèse. Lorsque j'ai réuni les élus le 1er mars 2003 pour un temps de rencontre et d'informations, je les ai rassemblés à l'amphi de l'école Ste Marie. Le sénateur de Belfort m'a soufflé que j'aurais pu demander la Maison du Peuple, si j'avais osé. Le deuxième est d'ordre pratique
Il faut ajouter à cela que les générations actuelles sont beaucoup plus sensibles à la propreté des lieux et à leur beauté dans la simplicité.
Le troisième est d'ordre pastoral
Il est important que ces groupes puissent emprunter le chemin de ce qui doit être le lieu de l'évêque et du diocèse, à l'occasion de rassemblements ponctuels par catégories à l'initiative de services diocésains : les divorcés remariés avec la pastorale familiale, les catéchumènes, les confirmands adultes, les catéchistes.
Notre monde évolue rapidement. Nous disons qu'un monde s'efface, qu'un autre émerge avec ses richesses et ses pauvretés, ses enthousiasmes et ses pesanteurs, ses possibilités d'avenir et ses impasses, ses attentes et ses peurs. C'est ce monde que Dieu nous donne à découvrir, à aimer, à habiter. Si nous ne changeons rien au niveau immobilier, (comme en bien d'autres domaines) au niveau local comme au niveau diocésain, nous risquons de nous laisser gouverner dans nos manières d'être et de faire par des schémas correspondant à une réalité du passé. Or, nous sommes à bien des égards provoqués à des changements sans doute coûteux mais prometteurs au regard d'une inscription nouvelle de l'Evangile qu'il nous revient de réaliser dans ce monde. On ne peut pas faire cela sans accepter de devoir bouger, de nous déplacer, sans entrer dans une attitude spirituelle à laquelle Jésus appelle constamment ses disciples lorsqu'il les invite à passer sur l'autre rive.
Alors concrètement, Bermont. ce serait quoi ?
Monseigneur Claude Schockert
le 25 juin 2004 |
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