|
Temps
de l'Avent
Première semaine
"C'est aujourd'hui,
en ce premier Dimanche de l'Avent, que commence la nouvelle année
liturgique, au cours de laquelle nous contemplerons avec une ferveur
particulière le visage du Christ présent dans l'Eucharistie. Jésus,
le Verbe Incarné, mort et ressuscité est le centre de l'histoire.
L'Eglise l'adore et recueille en Lui le sens ultime et unifiant de
tous les mystères de la foi : l'amour de Dieu qui donne la vie."
"Que Marie, la "femme eucharistique"
et Vierge de l'Avent, nous prépare tous à accueillir la joie du Christ
qui vient, et à en célébrer dignement la présence sacramentelle dans
le Mystère eucharistique", a conclu Jean-Paul II.
Annonce du Pape Jean-Paul II à l'angélus
place Saint-Pierre, dimanche 28 novembre 2004.
Une venue annoncée
La
page d'Évangile qui ouvre notre année liturgique place résolument
la vie du chrétien sous le signe de l'attente et de la vigilance.
Parlant à ses disciples de sa venue, Jésus dit : « Veillez donc
», c'est un impératif... « car vous ne connaissez pas le jour où votre
Seigneur viendra »...
Seule certitude : Il viendra ! C'est lui-même qui l'assure à ses disciples
et tient à nous le redire aujourd'hui. De cette venue, nous ne pouvons
connaître ni le jour ni l'heure. Mais nous ne serons pas pour autant
pris au dépourvu : nous sommes prévenus, soyons donc prévoyants.
Une venue en trois
dimensions
Il est tout de même surprenant que Jésus parle de sa venue ! N'est-Il
pas là, bien présent à ses disciples ? Venu, Il l'est déjà historiquement
devenu homme une trentaine d'années plus tôt et bien vivant aujourd'hui
au milieu de ses amis. Mais Jésus évoque sa venue à la fin des temps,
sa Parousie, lorsque sa gloire sera pleinement manifestée au monde.
La venue du Christ, nous devons la vivre comme en trois dimensions
: passé, présent et à venir sont les trois pôles du même mystère.
C'est pourquoi nous chantons à chaque Eucharistie ce mystère de notre
foi : mémoire comme à Noël de l'événement passé de notre salut (l'Incarnation
rédemptrice), actualisation de la Passion-Résurrection qui nous ouvre
la vie éternelle, anticipation et attente active du retour du Christ.
« Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus. Nous célébrons ta Résurrection.
Nous attendons ta venue dans la gloire ».
Veiller en attendant
Si tu m'apprenais à veiller, mon Dieu,
veiller sans crainte, veiller sans peur,
sans passer mon temps
à compter mes battements de coeur,
sans inquiétude des lendemains,
ceux qui se vivront sans moi.
Si tu m'apprenais à veiller, mon Dieu,
un peu comme quelqu'un
qui se prépare à une vie autre,
une vie pleine, même quand apparemment
on est peu rentable, peu efficace,
alors que s'allument les braises de la sagesse.
Si tu m'apprenais à veiller, mon Dieu,
un peu comme ceux qui attendent,
une attente sereine, calme ou peut-être tourmentée.
Je ne sais ni le jour ni l'heure.
Je ne sais surtout pas le « comment ».
Mais ce que je sais, mon Dieu,
ce qui est sûr, c'est que Toi, Tu seras là.
Je n'aurai pas veillé en vain.
Texte : Réalisé par Anne-Marie
Dehon, Waterloo
Plus de texte sur : www.catho.be
Photo : © Copyright 2000-2003 Commune de Pont-la-Ville
(Suisse)
|