Discours de Mgr Claude Schockert pour l'inauguration de la Maison du diocèse

à Trévenans, le dimanche 12 octobre 2008

Les paroles de bienvenue prononcées en ouverture de ce temps d’inauguration par Monsieur l’Abbé Michel MOUREY sont évidemment les miennes, comme évêque de ce diocèse et celles des membres des différents conseils de l’évêque, lesquels ont été favorables au projet de cette construction ;

Nous sommes très sensibles à votre présence à tous, et en particulier à la présence de Monsieur le maire de Trévenans et d’habitant de cette commune, du Père Jean Bouhelier, curé et des membres de son équipe d’animation pastorale, du Pasteur Joêl Dautheville, Inspecteur ecclésiastique de l’Eglise évangélique luthérienne et de personnes amis.

C’est un jour de fête pour notre Eglise diocésaine. Composée de trois territoires : celui de Belfort, le pays de Montbéliard, le canton d’Héricourt, elle trouve ici son centre géographique. Elle devra y trouver son cœur, le cœur de la mission.

Le temps de l’élaboration du projet et de sa concrétisation a dû jouer avec la durée.
La décision collégiale de s’engager dans le projet de construction a été prise lors de la réunion des trois conseils à Bermont, le 26 juin 2004, après l’acquisition d’un terrain appartenant aux frères Bermont que je remercie encore pour la facilité qu’ils nous ont permis.

Un changement de site, indépendant de notre volonté, et quelques aléas administratifs nous ont amenés ici à Trévenans pour la pose de la première pierre le jeudi de la semaine pascale, le 12 avril 2007.
Les travaux ont débuté en septembre 2007 pour se terminer une année plus tard. Le bâtiment est achevé, mais une autre étape commence.

Avec ce bâtiment, que l’on a baptisé « maison de diocèse », nous disposons d’un outil adapté, pour un meilleur service.
La maison du diocèse, situé au centre du Pays de l’Aire Urbaine est accessible, sans commune mesure avec l’évêché, place de la République à Belfort.

La construction de cette maison est à mettre en relation très étroite avec la réforme des structures de notre diocèse : création d’ensembles de paroisses devenues nouvelles paroisses et revitalisation des communautés locales au sein des huit doyennés
Le diocèse est une communion de communautés au service de la mission et cette maison a pour vocation d’exprimer cette communion avec force dans ce lieu qui fait signe.

Cette maison du diocèse, comme je viens de l’exprimer, répond d’abord à un objectif fortement symbolique (au sens fort, de « sacramentel ») : elle donne un centre, à la fois pastoral et administratif à notre communauté diocésaine.
C’est un choix qui doit s’apprécier surtout sur du long terme dans cette zone territoriale qui change et qui doit se diversifier en activités d’entreprises nouvelles. Cette maison porte en elle le caractère symbolique de sacrement de la rencontre.

Un deuxième objectif est d’ordre pratique
Les bureaux de l’évêché, de la curie diocésaine, sont de plus en plus inaccessibles et les personnes, salariés et bénévoles qui y travaillent y sont à l’étroit.
Seront présents dans cette maison du diocèse : la comptabilité, l’officialité, la chancellerie, le secrétariat, la communication (hormis la radio qui demeurera au 18 faubourg de Montbéliard à Belfort), des archives.

Une salle polyvalente, de 150 personnes en capacité d’accueil favorisera le troisième objectif, plus directement pastoral.
Le diocèse est fait non seulement de paroisses, de mouvements et de services mais d’une multiplicité de petits groupes, de réseaux, d’états de vie et il est important que cette diversité puisse emprunter le chemin de ce qui doit être le lieu de l’évêque, chargé de faire l’unité entre tous pour le service de la mission.
Ce lieu, en considérant l’environnement social et économique qui sera le sien dans quelques années, ne sera pas à distance mais en proximité avec le futur de l’Aire urbaine.

Le défi que nous avons à relever, c’est que cette construction favorise au mieux une autre construction, celle de notre Eglise diocésaine, qui est toujours en évolution, en nous souvenant que : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les travailleurs travaillent en vain ».

Au moment d’entrer dans la liturgie de la bénédiction de cette maison du diocèse, il me revient de remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont apporté leur aide et leur contribution financière, ceux qui l’apporteront encore, les donateurs sans lesquels cette maison n’aurait pu voir le jour.
Je dis également un grand merci à tous ceux et celles qui ont porté au jour le jour le souci de la réalisation de cette maison et tout d’abord à Monsieur et Madame Courtot Renoux qui nous ont cédé le terrain par la médiation du Père Laurent Oudot, ancien curé de cet ensemble de paroisses.
Je salue le travail de l’architecte, Monsieur Marc Vigneron, de Monsieur Didier Huguel, qui a piloté le chantier du début à la fin.
Les entreprises, les ouvriers et techniciens, tous ceux qui ont travaillé sur ce chantier et qui l’ont mené à bien.

Je n’oublie pas les salariés et bénévoles qui, à l’évêché, d’une façon ou d’une autre, ont apporté leur contribution à la bonne marche de l’aventure, tous ceux qui l’ont rendu possible.

Enfin je souhaite dire un merci tout particulier à deux de nos collaborateurs :
Monsieur Jean-Marie Persico qui a accompagné en notre nom le cheminement de l’ouvrage et Monsieur l’Abbé Michel MOUREY, qui s’est pleinement donné à cette tâche.

Merci à Sœur Noëlle COLIN, d’avoir accepté avec l’accord de sa supérieure générale, le rôle de maîtresse de maison de cette nouvelle maison du diocèse.

A tous, j’exprime toute la reconnaissance de notre diocèse.

     
 

 

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