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PELERINAGE EN TERRE SAINTE
Là bas, au détour d'une rue ou d'une vallée, nous avons plusieurs fois buté contre ce "MUR" que la peur a fait construire entre Israël et Palestiniens, et j'ai pensé au pèlerin de la paix que fut Jean-Paul II. "N'ayez pas peur". Cette invitation, qui vient de loin, nous l'avons entendu durant ces 6 jours de pèlerinage. C'est la Bonne Nouvelle annoncée, il y a plus de 2000 ans à Marie de Nazareth, aux bergers de Bethléem, aux apôtres de Jérusalem au matin de la Pentecôte. Jean-Paul II n'a pas eu peur de tisser des liens, particulièrement en venant se recueillir, à Jérusalem, auprès d'un autre mur, celui des lamentations. Sa prière ce jour-là restera la nôtre, pour la paix en Terre Sainte et dans le monde. La terre Sainte? L'Eglise de Terre Sainte?
C'est ce que nous avons essayé de faire. Je conserve le souvenir de célébrations pleines de foi .Chez les clarisses de Nazareth, le jour des obsèques de Jean-Paul II, dans le souvenir de Marie et de Charles de Foucault. L'Eucharistie très ventée au bord du lac (Dalmanutha), et l'évangile de la multiplication des pains. La célébration du dimanche au mont Thabor, que les plus sportifs ont gravi à pied. La messe de la nativité à Bethléem, et celle de Saint Pierre en Galicante, qui nous introduisait dans la méditation de la Passion…Enfin, au terme de notre pèlerinage, la célébration de la Résurrection au Saint Sépulcre… Et puis, tant d'autres pages de notre évangile que nous avons écoutées d'une oreille et d'un cœur neuf, comme autant de béatitudes, au soleil de la Palestine, sur les eaux du lac, dans les hauteurs de Galilée ou de Judée, à l'ombre d'un sycomore, ou d'un olivier, à la synagogue de Capharnaüm…ou au Cénacle de la dernière Cène, dans les rues du chemin de la croix… Le groupe s'est aussi laissé bercer par les appels à la prière de la mosquée voisine de notre lieu d'hébergement et gardera comme un message indélébile, le cri muet des œuvres d'art évocatrices de la Shoa à Yad Vashem. C'est avec reconnaissance que nous avons laissé Guila notre guide et le sympathique chauffeur de car à d'autres pèlerins…Ils nous furent précieux par leurs compétences et leur connaissance du terrain. L'une est Israélienne et juive, l'autre Palestinien et chrétien…Ils restent pour moi l'image de leur pays, portant avec lucidité l'espoir pour cette terre, dont ils sont l'un et l'autre, comme tant des leurs, les citoyens. Terre Sainte, lieux qui, dans la douleur et les espoirs de l'aujourd'hui, continuent de nous dire ce Dieu qui a visité son Peuple. Le 30 avril 2005 |
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