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Sous le signe de l'adoration
Mgr Claude Schockert est l'évêque de Belfort-Montbéliard. En tant que président du Comité épiscopal enfance-jeunesse, il précise les attentes, du côté français, pour ces rencontres de Cologne.
Quelle est la particularité de ces JMJ ?
Ce seront, bien sûrs les premières JMJ sans Jean-Paul II. Je me souviens avec émotion de l'annonce des prochaines JMJ lorsque à Toronto, il a remis la Croix, symbole des JMJ, aux Allemands. Pour la première fois, il n'avait pas dit : "Je vous donne rendez-vous", mais "le Christ vous donne rendez-vous à Cologne". Ce fut un moment poignant, car on sentait qu'il ne serait plus là... Mais il a laissé, comme une sorte de testament pour les jeunes. le message qu'il leur a adressé il y a un an sur le thème : "Nous sommes venus L'adorer", en vue de Cologne.
Pourquoi ce thème ?
Pour un rassemblement à Cologne, c'était tout trouvé : sa cathédrale a un sens historique très fort, puisqu'elle abriterait depuis 1164 les reliques des Mages qui se sont rendus auprès de l'Enfant-Jésus.
Est-ce vrai ? Le problème de l'existence des reliques des Mages à Cologne n'a pas d'importance : ce qui compte, c'est qu'il nous fait réfléchir à la question de la transmission de la Foi. Ce thème est aussi une invitation à ce que les jeunes comprennent qu'aujourd'hui nous sommes sur les traces des Mages, et qu'ils refassent intérieurement leur pèlerinage.
Comment, concrètement, ce thème sera-t-il exploité ?
D'une part, le message du Saint-Père a été adressé aux jeunes il y a un an.
Ils peuvent donc le lire ou l'étudier, seuls ou avec le groupe avec lequel ils partiront. D'autre part les catéchèses des évêques reprendront ce texte de l'Evangile, autour des deux phrases suivantes : "Nous sommes venus l'adorer, et "Ils sont repartis par un autre chemins". Cette deuxième partie de la réflexion sera l'occasion pour les jeunes de réfléchir à la place de l'adoration dans leur vie, et à leur avenir, au-delà des JMJ.
Ce sera aussi la première rencontre des jeunes avec leur nouveau pape, Benoît XVI...
Oui, et c'est une grande joie de rencontrer ce premier pape allemand dans son pays. En cette année du 60e anniversaire de la fin de la guerre, et à l'heure de la construction européenne, il nous invite au pardon et à la réconciliation. Ce sera très beau de voir des Allemands, des Polonais, des Français réunis dans la paix autour de Benoît XVI.
Propos recueillis par sophie le Pivain
Pour la revue Famille Chrétienne
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