Les pèlerins pourront se rendre sur la tombe de Jean-Paul II à partir de mercredi
Dans les grottes vaticanes, où était enterré Jean XXIII


CITE DU VATICAN
lundi 11 avril 2005 (ZENIT.org)

Les pèlerins souhaitant se rendre sur la tombe du pape Jean-Paul II pourront le faire à partir de mercredi 13 avril, a annoncé le directeur de la salle de presse du Saint-Siège à l'issue de la congrégation des cardinaux de ce lundi.

M. Joaquín Navarro Valls a précisé que 134 cardinaux (électeurs et non électeurs) sur les 183 qui forment le collège cardinalice ont participé à la 7e congrégation.

La rencontre des cardinaux s'est terminée par un appel à la prière à l'attention des catholiques du monde entier, afin que l'Esprit Saint assiste les cardinaux lors du conclave qui commencera lundi prochain, 18 avril.

« Les cardinaux renouvellent avec insistance l'exhortation à tout le peuple de Dieu d'accompagner par d'intenses prières ces jours de préparation au conclave afin que l'Esprit Saint assiste les cardinaux électeurs », a déclaré M. Navarro Valls à l'issue de la congrégation.

« Les cardinaux conseillent aux évêques et aux prêtres de l'Eglise d'utiliser le Formulaire de la Sainte Messe « pro Eligendo Summo Pontifice », qui se trouve dans l'édition typique du Missel romain », a-t-il ajouté.

« Certains cardinaux présideront des prières spéciales et des célébrations eucharistiques dans leurs églises titulaires de Rome », a-t-il informé.

« Les grottes vaticanes ouvriront à partir de mercredi prochain 13 avril, à 7 heures », a annoncé le directeur de la salle de presse du Saint-Siège. M. Navarro Valls a par ailleurs proposé une visite aux journalistes, mardi après-midi.

La tombe de Jean-Paul II sur laquelle a simplement été placée une plaque de marbre blanc avec son nom, sa date de naissance, la date de sa mort et l'anagramme du Christ, se trouve à l'endroit où reposait la dépouille du pape Jean XXIII (de 1963 jusqu'au 3 septembre 2000, date à laquelle elle fut transférée dans la basilique vaticane, après sa béatification).

Les cardinaux se rendront sur la tombe de Jean-Paul II à partir de mardi, après la messe en suffrage pour le pape qui aura lieu dans la basilique Saint-Pierre à 17 heures.

M. Navarro Valls a précisé qu'au cours de la congrégation de ce lundi, qui a eu lieu dans la Nouvelle Salle du Synode du Vatican, les cardinaux ont nommé « par tirage au sort, les trois nouveaux cardinaux assistants qui, avec le cardinal camerlingue, forment la congrégation particulière ».

Il s'agit d'une indication figurant au numéro 7 de la constitution apostolique « Universi Dominici Gregis », publiée en 1996 par Jean-Paul II concernant la vacance du siège apostolique, c'est-à-dire la période entre la mort du pape et l'élection de son successeur.

Ont été tirés au sort les cardinaux Angelo Sodano, jusqu'à présent secrétaire d'Etat, pour l'ordre des évêques ; Polycarp Pengo, archevêque de Dar-es-Salaam, Tanzanie, pour l'ordre des prêtres ; Walter Kasper, jusqu'à présent président du Conseil pontifical pour la promotion de l'Unité des chrétiens, pour l'ordre des diacres.

Dans trois jours, ces cardinaux seront remplacés par trois nouveaux cardinaux.

« La charge de ces trois cardinaux, dits assistants, cesse à la fin du troisième jour, et d'autres leur succèdent, toujours par tirage au sort, pour une égale durée, même après le commencement de l'élection », précise la constitution apostolique « Universi Dominici Gregis » au numéro 7.

« Dans les congrégations particulières, on doit traiter seulement les questions d'importance mineure qui se présentent au jour le jour ou d'un moment à l'autre », lit-on par ailleurs, toujours au n. 7.

Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège a précisé enfin que « la congrégation générale a commencé à examiner les frais occasionnés par la période de vacance du siège ainsi que l'horaire des congrégations générales qui à partir de maintenant commenceront à 9 heures », et non à 10 heures comme jusqu'à présent.


Accés à la tombe de Jean-Paul II

 

CITE DU VATICAN,
11 AVR 2005 (VIS)

En début d'après-midi, M.Joaquín Navarro-Valls, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a fait diffuser le Communiqué suivant relatif à la VII Congrégation générale:

"Après la prière d'introduction et le serment des 3 Cardinaux nouvellement arrivés, 134 Cardinaux  ont procédé à la désignation au sort de trois nouveaux Cardinaux Assistants qui, avec le Camerlingue, composent la Congrégation particulière: le Cardinal Sodano pour l'ordre des Evêques, le Cardinal Pengo pour celui des Prêtres et le Cardinal Kasper pour celui des Diacres".

"L'assemblée recommande aux évêques et prêtres d'utiliser le rite de la Messe pro eligendo Summo Pontifice, qui se trouve dans l'édition typique du Missel Romain. Les Cardinaux renouvellent vivement aussi leur encouragement au Peuple de Dieu de les accompagner de leurs prières en ces jours de pré-Conclave, afin que l'Esprit assiste les Electeurs".

"Certains Cardinaux présideront des prières et des messes particulières dans leurs titres".

"Cette Congrégation a commencé l'examen des dépenses à effectuer durant la vacance du Siège apostolique. Elle a également fixé à 9 h le début des prochaines réunions".

"Je peux également préciser que les Cryptes vaticanes seront ouvertes aux fidèles à partir de mercredi prochain, 13 avril, à 7 h. Les journalistes qui souhaiteraient visiter la sépulture du défunt Pontife Jean-Paul II, devront se trouver à l'entrée de l'Arc-des -Cloches demain, mardi 12 avril à 15 h".

"Après la Chapelle papale, les Cardinaux descendront dans les Cryptes de la Basilique vaticane pour un moment de prière devant la sépulture de Jean-Paul II".


Le conclave commencera le 18 avril


CITE DU VATICAN (AP) - Le Collège des cardinaux a fixé mercredi au 18 avril le début du conclave qui élira le successeur du défunt pape Jean Paul II, dont le testament sera publié jeudi.
Le conclave réunira bien 117 cardinaux âgés de moins de 80 ans dans la chapelle Sixtine. Le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro-Valls a en effet annoncé que Jean Paul II n'avait pas révélé de façon posthume l'identité du cardinal «in pectore», cardinal mystère nommé en 2003.
Joaquin Navarro-Valls a précisé que les cardinaux avaient lu les 15 pages du testament du pape, écrit en polonais à différent stade de ce pontificat et diffuseraient jeudi le texte.


Jean-Paul II, l'apôtre de la Divine Miséricorde, par Mgr Boccardo

Entretien avec le secrétaire général de l'Etat de la Cité du Vatican

 

lundi 4 avril 2005 (ZENIT.org)

Le pape Jean-Paul II est mort à l'issue de la messe du Dimanche de la Divine Miséricorde - la fête liturgique qu'il avait lui-même instituée il y a cinq ans - célébrée dans sa chambre dans la soirée du samedi 2 avril.

Mgr Renato Boccardo récemment nommé secrétaire général de l'Etat de la Cité du Vatican, et qui a guidé la prière des fidèles rassemblés place Saint Pierre juste après l'annonce de la mort du Saint-Père, considère que ce pape a été « l'apôtre de la miséricorde ».

C'est sur ce thème que Mgr Boccardo interviendra au cours d'une retraite internationale pour prêtres (organisée à Cracovie du 20 au 24 juillet par les Missionnaires de la Miséricorde (cf. http://www.missionariesofmercy.org ).

Dans cet entretien accordé à Zenit, Mgr Boccardo, encore récemment secrétaire du Conseil pontifical pour les Communications sociales, souligne la transcendance du message transmis par le Christ à l'humanité à travers la religieuse mystique polonaise sour Faustine Kowalska (1905-1938).

Zenit : A Cracovie vous parlerez aux prêtres de Jean-Paul II « apôtre de la miséricorde ». Qu'allez-vous leur dire exactement ?

Mgr Boccardo : Je crois qu'en presque 27 ans de pontificat, le pape a été un apôtre de la miséricorde à deux niveaux. D'abord par son enseignement, à travers les documents qu'il a écrits, en particulier son encyclique Dives in misericordia , et à travers ses gestes. Il y a des gestes qui restent dans les mémoires, dans la conscience de l'Eglise, au-delà des paroles.

Je pense au pardon qu'il a donné à celui qui avait commis l'attentat contre lui et à la visite qu'il lui a rendue en prison. Je pense à la proximité qu'il a manifestée à de nombreuses reprises à tous ceux qui ont particulièrement besoin de la miséricorde divine : il a rencontré les malades dont les malades atteints du sida, les personnes âgées abandonnées. Je pense au pape qui accueillait les pèlerins pour le sacrement de la confession, instrument particulièrement significatif de la miséricorde de Dieu, ces dernières années, dans la basilique Saint Pierre, le vendredi saint.

Il me semble que le pape Jean-Paul II a relié les paroles et les gestes de la miséricorde. Une miséricorde qui se manifeste aussi à travers les caresses, l'écoute, à travers son regard intense vers les personnes qui souffrent. Je pense encore à un autre exemple de miséricorde : celui de la demande de pardon au cours du Grand Jubilé de l'an 2000. Par sa personne et son enseignement le pape a rappelé à l'Eglise cette dimension fondamentale de la vie chrétienne.

Zenit : Jean-Paul II affirme que « la miséricorde est l'unique espérance pour le monde ». Pourquoi a-t-il donné une telle importance à la Divine Miséricorde pour l'avenir du monde ?

Mgr Boccardo : Notre monde moderne ou post-moderne semble ne jamais avoir fini de chercher de nouvelles possibilités pour améliorer la vie des personnes, pour le progrès, la science, la technique, et pourtant il continue à faire l'expérience d'une grande pauvreté.

Revenons aux paroles de l'Evangile : Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie ? Et notre monde si moderne, si riche de science de technique et de découverte, se retrouve incapable de donner un sens à la vie. Il est intérieurement divisé, poussé par la haine, la guerre et la mort, et doit retrouver la force et des raisons de vivre et d'espérer.

Nous les chrétiens croyons et affirmons que l'on ne trouve ces raisons et cette force que dans le cour de Dieu. Le monde post-moderne qui fait l'expérience de sa propre pauvreté a donc plus que jamais besoin d'une annonce de grâce et de miséricorde qui vient de l'extérieur. Car au-dedans de lui-même, ce monde ne trouve pas ses réponses. C'est en accueillant un mystère plus grand, qui est communiqué gratuitement - dans la miséricorde - que le monde peut trouver le sens de son agitation.

Zenit : Quel impact a eu la Fête de la Divine Miséricorde sur la vie de l'Eglise ?

Mgr Boccardo : Avant tout, je crois que la Fête de la Divine Miséricorde est un don que le pape Jean-Paul II a fait à l'Eglise, en le fixant au premier dimanche après Pâques. Un don qui répond probablement aussi à une attente de notre monde, qui a plus que jamais besoin de miséricorde et de bonté.

Et nous savons que la source de la miséricorde et de la bonté est dans le cour de Dieu. Il est important que l'Eglise devienne de plus en plus, comme le pape l'a souvent répété, ministre de cette miséricorde et de cette bonté de Dieu.

Maintenant, consacrer une journée spécialement à la célébration et la proclamation de la Miséricorde de Dieu qui à travers le sacrifice du Christ parvient à tous les hommes, devient une ouvre d'évangélisation. Et donc, comme je l'ai dit, c'est un don précieux fait à l'Eglise universelle et à travers l'Eglise à toute l'humanité.

Zenit : Pourquoi le Saint-Père a-t-il voulu instituer la fête de la Divine Miséricorde aussi proche de Pâques ?

Mgr Boccardo : Le fait de célébrer la Divine Miséricorde le premier dimanche après Pâques est, me semble-t-il, une manière de réaffirmer la grandeur du mystère pascal. Dieu le Père, voulant sauver l'humanité, a envoyé son Fils. Et le Fils a donné la vie pour l'humanité. Qu'est-ce que cela sinon la Miséricorde de Dieu ?

Le Dimanche de la Divine Miséricorde ne peut certes rester une dévotion privée. C'est une fête qui implique toute la vie de l'Eglise et qui est étroitement liée au mystère pascal. Le mystère pascal lui-même révèle la miséricorde de Dieu et la bonté de Dieu à l'égard de l'humanité.

Zenit : Deux cardinaux (le card. Christoph Schönborn et le card. Philippe Barbarin) et deux évêques (Mgr Albert-Marie de Monléon et vous-même) ont décidé de proposer cette retraite pour prêtres à Cracovie. Pourquoi ?

Mgr Boccardo : J'étais présent aux côtés du pape à la célébration de la dédicace du sanctuaire de Lagiewniki, et j'ai été très touché par les paroles du Saint-Père pendant la célébration : « Qui aurait pensé que ce jeune en sabots qui, en rentrant du travail s'arrêtait chaque soir ici dans la chapelle pour prier la Divine Miséricorde, serait revenu un jour comme pape pour consacrer ce sanctuaire ? ». C'est l'histoire mystérieuse que la Divine Providence écrit dans la vie des hommes. Des moments très intenses et de grande émotion.

Puis nous savons comment, de ce lieu, de ce sanctuaire la dévotion à la Divine Miséricorde s'est répandue dans le monde. Certainement une richesse de grâce et de bénédiction. J'espère donc et je pense que cette retraite internationale sera une effusion de grâce, de bénédiction pour ceux qui y participeront et à travers eux pour l'Eglise.

[Pour tout renseignement concernant la retraite : http://www.missionariesofmercy.org ]


Amen

M. Joaquín Navarro-Valls, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège,
a fait publier la déclaration suivante :


"Le Saint-Père est décédé à 21 h 37' dans ses Appartements privés du Vatican".

"Toutes les procédures prévues par la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, promulguée par Jean-Paul II le 22 février 1996, ont été enclenchées".

"A 20 h avait débuté la Messe de la fête de la Divine Miséricorde dans la chambre du Pape, célébreé par Mgr.Stanislaw Dziwisz, assisté du Cardinal Marian Jarowski, de Mgr.Stanislaw Rylko et de Mgr.Mieczyslaw Mokrzycki".

"Durant la Messe le Pape a reçu le Viatique et l'onction des malades pour la seconde fois".

Les dernières heures de sa vie ont été scandées par l'intense prière de tous ceux qui l'ont assisté dans son agonie, et de celle des milliers de fidèles rassemblés depuis longtemps Place-St.Pierre".

"Au moment du décès, outre ses Secrétaires, le Saint-Père était entouré du Cardinal Jaworski, de Mgr.Rylko, du P.Tadeusz Styczen, des trois religieuses Servantes du Sacré-Coeur et de leur Supérieure Soeur Tobiana Sobódka, de son Médecin personnel, M.Renato Buzzonetti et de deux médecins de garde, MM.Alessandro Barelli et Ciro D'Allo, et des deux infirmiers".

"Le Cardinal Secrétaire d'Etat est arrivé ensuite, puis le Camerlingue de la Sainte Eglise Romaine, accompagnés du Substitut et du Vice-camerlingue, Mgr.Sandri et Mgr.Sardi".

"Dans un deuxième temps sont arrivés le Cardinal Doyen du Sacré Collège et le Cardinal Jozef Tomko".

"Une Messe de suffrage sera célébrée demain, Dimanche de la divine Miséricorde, à 10 h 30' Place-St.Pierre sous la présidence du Cardinal Sodano".

"Le Regina Coeli, prière mariale du temps pascal, sera récité à midi".

"La dépouille du Pontife défunt ne devrait pas être transportée en la Basilique vaticane avant lundi 4 avril après-midi".

"La première Congrégation générale des Cardinaux se tiendra lundi également, à 10 h en la Salle Bologne du Palais apostolique".

 


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